Scribblenauts

Publié le par Cariboo

Petite review de Scribblenauts aujourd'hui, ou comment avoir des idées de génie et les foirer comme le dernier film de Michael Bay. Et c'est peu dire.



Le voilà en face de vous. Vous êtes fébrile, l'excitation vous gagne et vos petits doigts potelés mettent enfin la main sur la boîte plastique, source de vos rêves les plus fiévreux de ces derniers mois d'attente (oui, les doigts potelés n'ont pas de main, je sais, mais j'ai un quota de n'importe quoi à respecter moi). Vous rentrez alors chez vous à la vitesse de la lumière, sans faire attention aux quelques euros que vous aura coûté la bête, persuadé que vous êtes de passer des heures de joie intenses en compagnie de votre nouvelle acquisition. Après vous être acharné sur l'ouverture facile de la protection plastique, vous ouvrez la boîte. La petite cartouche se détache facilement et enfin, vous l'insérez lubriquement dans votre console. Mais à quoi devez-vous vous attendre ? Le doute vous envahit. Caribooland à la solution pour vous, en vous proposant quelques infos sur ce titre qui fait rêver.

Dans Scribblenauts, vous incarnez un petit bonhomme nommé Maxwell (Sheffield), scribblenaut de sa situation donc. Ce qui implique qu'il se trimballe avec un petit carnet qui donne forme à tout ce qu'il écrit. Sauf des marques (adieu, montagnes de canettes de Coca...). Ou des grossièretés (Merde, fait chier !). Mis à part ça, on est en face d'une bonne palanquée de possibilités toutes plus débiles les unes que les autres, le ROFLcopter en étant l'exemple le plus frappant.

Le jeu est divisés en 10 mondes, chacun possédant  une vingtaine de niveaux réalisable en deux modes, Action ou Énigme. En mode Action, il vous faudra trouver un moyen de récupérer une petite étoile situé dans le niveau, alors qu'en mode Énigme, vous aurez à remplir certaines conditions pour qu'elle apparaisse. Par exemple donner de la bouffe au cuisinier parce que ce sale rat a encore laissé pourrir toute la réserve pour sa nouvelle collection de moisissures (quel passe-temps à la con aussi). Il faudra rajouter à cela un mode avancé où le but est de finir le niveau trois fois, de façon différente à chaque fois. Une bonne durée de jeu en perspective.

Et là, vous vous dites "Sapristi ! Voilà du bon jeu comme on en fait plus !". Ou plutôt vous ne le dites pas, car vous avez lu la petite phrase d'introduction tout en haut de cet article et vous savez déjà ce qui va suivre.

Oui, Scribblenauts, c'est de la merde. De la bonne grosse merde en barre (ou en tube hein, c'est comme vous le sentez). Non content de proposer un gameplay poussif, approximatif, limite énervant, la localisation française est la plus mauvaise qu'il m'ait été donné de voir. Pour un jeu où l'on doit jouer sur les mots, c'est quand même malheureux.

Vous vous souvenez le cuisinier dont je parlais un peu plus tôt ? Viande n'est pas un mot. Steack non plus. Filet de boeuf encore moins. Le jeu n'aurait pour limite que mon imagination ? S'il ne sait même pas ce qu'est un steack, on va être vite limité. Vous pourriez me rétorquer "oué mé y a kan mm un ROFLcopter lol", ce à quoi je répondrais diligemment "STFU NAAB !1". J'ai des tas d'autres exemple. Échelle vous refilera un pauvre tabouret dont même ma grand-mère tabouretophile ne voudrait pas. Vous voulez une vraie échelle ? Il faudra écrire de vos petits doigts "échelle fixe", subtilité raffiné s'il en est. Vous voulez un pont ? Pont vous filera une mignonne petite passerelle faite de trois bouts de bois assemblés. Du genre qui ne vous servira absolument à rien. Vous avez une voiture à réparer ? La clé à molette ne vous sera évidemment d'aucune utilité, pas plus qu'une dépanneuse, ni même un mécanicien.

Finalement, le plus drôle restera de commander un trou noir quand le jeu finit par vraiment vous taper sur le système (ce qui risque d'arriver relativement rapidement), de rigoler cinq minutes en voyant le niveau se faire aspirer, et de revendre Scribblenauts à quelqu'un que vous détestez.

Publié dans Jeux

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