Zeno Clash

Publié le par Cariboo

Parlons aujourd'hui d'un jeu pas comme les autres : Zeno Clash.



Qui n'a jamais rêvé de se foutre joyeusement sur la gueule au son du Eye of the Tiger de Survivor ? Qui n'a jamais rêvé de son petit Fight Club où on pourrait se refiler des pains sous les hourra de la foule d'habitués qui nous soutient, nous porte, nous encourage ? Naître dans l'ombre d'une salle crasseuse, grandir sous les projecteurs que sont les yeux de nos camarades, vivre dans la grandeur de son accomplissement, mourir fier. Sentir le sang, la sueur, inspirer la splendeur et expirer la gloire, et enfin rentrer chez soi en ayant le sentiment d'avoir vraiment vécu pour une fois dans sa vie...

Toi... tu prends des drogues.
Non !
Ou alors... non... tu n'oserais pas...
*tousse*
Tu oses écrire en écoutant Eye of the Tiger, immonde gredin ! Coupe-moi ça de suite !

Reprenons donc. Zeno Clash est un jeu indé, sorti tout droit de l'esprit vagabond des développeurs chiliens de Ace Team, magistralement adapté sur le moteur graphique de Half-Life² (qui n'a pas pris une ride malgré les années).

Basiquement, le titre est FPC (First-Person-Cogneur - j'ai longuement hésité avec First-Person-Fuckin'-Epic-Killing-Machine mais j'ai préféré rester concis), vous permettant de vous défouler à grand coups de torgnoles dans les tronches dodues de vos adversaires. Simple, efficace, imparable : le plaisir est immédiat.

On se prend très vite au jeu, d'autant que la réalisation est frappante de réalisme. En plus de vos coups de latte qui vous donneront une vraie impression d'impact, les dégâts apparaîtrons sur vos ennemis au fur et à mesure que vous leur démontez la tête. Complètement jouissif. Et alors que vous vous écrierez à la vue de tous ces beaux cocards bien mérités "Oooh la belle bleue !" vous pourrez remarquer que tout le jeu est magnifique.

Les décors sont superbement réalisés, le style est dépaysant, voire même dérangeant. Ça tombe bien puisque le titre recèle une bonne part de folie. Vous incarnez Ghat, en exil avec sa chérie-d'amour-à-lui après avoir commis l'irréparable, pourchassé par sa propre famille pour des raisons expliquées tout le long de l'histoire. Et là je sens que vous vous dites, ce type il est trop cooool ! C'est le cas.

Son voyage prendra comme point de départ son village natal, pour s'enfoncer dans plusieurs niveaux passants de la forêt au désert, après une petite escale par la plage (bé oui un bronzage comme ça, on l'invente pas), forçant son passage à grands renforts de grosses mandales.

Notre Fight-Clubber aura à sa disposition en plus de ses poings quelques armes : arbalètes, pistolets à cailloux, grosse massue +4 et autres trucs qu'on voudrait tous avoir dans son placard. Deadra (sa chérie-à-lui-qu'il-aime-fort) le soutiendra parfois en utilisant un fusil, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine Farah dans un certain Prince of Persia.

Malheureusement pour nous (ou en tout cas moi), Zeno Clash est très, très court : le jeu se finit en quelques heures à peine. De même, les décors qui ne demandent qu'à être explorés sont assez fermés. On demande pas non plus du Oblivion (beurk), mais ça n'aurait pas fait de mal de se retrouver un peu moins sur des rails et des couloirs. Mais bon comme on dit, les arrachages de tête les plus courts sont les meilleurs.

Attendez... est-ce-que c'était vraiment ça ?

Bref, malgré ses petits défauts, un jeu qu'il est beau, un jeu qu'il est bien : Zeno Clash c'est bon, mangez-en.

Publié dans Jeux

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Grouf 20/09/2009 14:05

han, toi aussi t'as fait un test de Zeno Clash! o/
Ce jeu poutre fortement! :D
(hop, pub au passage: http://ggzombies.blogspot.com/2009/05/zeno-clash-le-test.html)